L’URACS : un projet de transformation sociale en route

U été St Jorioz 20140913 232 Ph PaillotinL’Union Rhône-Alpes des Centres Sociaux est l’espace ressource, d’expérimentation et de prospective des 7 fédérations de centres sociaux de Rhône-Alpes (Ain, Ardèche, Drôme, Loire / Haute-Loire, Isère, Rhône et 2 Savoie :

  • Elle est destinée à animer le réseau des fédérations départementales au niveau régional.
  • Elle a pour objectif d’établir et de stimuler la liaison entre fédérations par l’échange de pratiques et de recherches, par la conception et la mise en œuvre d’opérations communes à une échelle interdépartementale ou régionale, dans une démarche de mutualisation des ressources.
  • Elle anime des temps de réflexions comme l’université d’été (espace poético – politique) ainsi que des recherche-actions qui visent à outiller le réseau (compréhension des questions sociales, rôle des centres sociaux, façons d’intervenir …)
  • Elle a également pour objectif d’élaborer des positions politiques et des stratégies communes entre les fédérations dans le cadre de son projet
  • Elle a pour mission d’assurer la représentation du réseau des fédérations de centres sociaux auprès des pouvoirs publics et organismes d’action, de recherches sociales et d’éducation populaire sur le plan régional.

Les centres sociaux, acteurs de la transformation sociale

Nous faisons le constat que les centres sociaux jouent un rôle d’accueil, de proposition d’activités d’épanouissement et pas suffisamment celui d’accompagner des actions collectives avec une visée d’émancipation. L’émancipation consiste à sortir d’une logique de problématiques individuelles pour entrer dans une dimension collective. Cela conduit à une action d’ordre politique qui remet en cause les rapports sociaux. Compte tenu du contexte social, économique et politique, nous affirmons que permettre aux personnes d’œuvrer avec d’autres pour trouver des solutions aux problèmes qui se posent à elles-mêmes est une démarche nécessaire pour faire société mais aussi pour sortir des impasses de l’intervention sociale individuelle.

 

Université d’été 2016 !

UE-20162 P1

Pour accéder au programme alléchant, cliquez sur l’affiche !

Pierre Rosanvallon et le pouvoir d’agir !

Un regroupement d’associations lyonnaises a créé « Agir Café » qui se réunit au Centre Social Bonnefoi à Lyon régulièrement.

Dans le cadre de leur démarche, ils ont organisé une conférence-débat le 8 février dernier avec Pierre Rosanvallon sur le thème « Pouvoir d’agir et initiative des citoyens ». A voir ici.

2 formations expérimentales sur le pouvoir d’agir – animées par l’URACS

En 2015, l’URACS a animé 2 fois 6 jours de formation avec les acteurs de la politique de la ville dans 2 quartiers de Saint-Etienne et à Rillieux-la-Pape. Ces formations expérimentales avaient pour objectifs la création d’une culture commune et la qualification des différents acteurs au Développement du Pouvoir d’Agir.

Le CRDSU, porteur de l’initiative, a recensé les différents outils de la formation dans un site internet :                         « Y aller par 4 chemins ! »

Débat J Adultes 20121124 57 Ph Paillotin

Un outil potentiellement utile pour tous ceux qui veulent avancer sur le chemin du pouvoir d’agir !

La laïcité selon Olivier Noël

Olivier Noël est sociologue. Il nous a accompagné pendant plus de deux ans sur les questions relatives aux jeunes adultes.

Vous trouverez ici une conférence qu’il a faite sur la question de la laïcité le 9 décembre pour la FCPE     « 110 ans après la loi de 1905 : quel sens donner à la laïcité ? », qui précise son point de vue sur le sujet.

A voir absolument !

Yann Le Bossé … son approche du Développement du Pouvoir d’Agir

Yann Le Bossé a formé 24 personnes du réseau national des centres sociaux au Développement du Pouvoir d’Agir (DPA) pendant 1 an. La FCSF en a profité pour tourner plein de vidéos avec lui.

A voir …

Y lebosse

 

 

 

 

 

 

 

 

Yann le Bossé – le pouvoir d’agir: https://www.youtube.com/watch?v=Z7_lS4HSD3g

« Ils ne savent pas qu’ils savent » – rencontre publique avec Yann le Bossé: https://www.youtube.com/watch?v=f3dOEDL60P0

> 6 courtes vidéos (5 à 10 mn) tournées avec Yann dans les locaux de la FCSF et au Centre social J2P à Paris, où nous abordons plus précisément la manière dont cette approche croise le travail des centres sociaux. Des dessins humoristiques réalisés spécialement par un dessinateur sont intercalées au sein de ces vidéos, de manière à rendre leur visionnage plus sympa:

1 – Quelle différence entre « participation » et « pouvoir d’agir »: https://www.youtube.com/watch?v=r7CkvdLLmmw
2 – Le pas proximal: https://www.youtube.com/watch?v=hOdaaou-yQs
3 – Qui sont les acteurs, quels sont leurs enjeux?: https://www.youtube.com/watch?v=6oTn5ky8Yjg
4 – Quel est le problème?: https://www.youtube.com/watch?v=MHufU0xV0zk
5 – Le DPA, une alternative pour l’intervention sociale? 1: https://www.youtube.com/watch?v=P3Of6JOGrNU
6 – Le DPA, une alternative pour l’intervention sociale? 2: https://www.youtube.com/watch?v=oILui8IGEG8

Les relations citoyens – élus avec Loïc Blondiaux

L’URACS a organisé une soirée intitulée « Les relations entre élus et habitants. Quel rôle pour les centres-sociaux dans l’animation démocratique des territoires ? » le 6 novembre 2015 à Vienne.

Nous vous offrons ici une synthèse de la soirée et de l’intervention de Loïc Blondiaux – politiste, enseignant à la Sorbonne et reconnu comme l’un des grands spécialistes français des questions de participation.

Merci à Gaëlle Nourry-Gardien, directrice du centre social Vivre en Beaujolais qui a réalisé cette synthèse : ici.

Réfugiés et centres sociaux : un communiqué de la FCSF

Message du Conseil d’administration de la Fédération des Centres sociaux
et Socioculturels de France (FCSF) – septembre 2015

En cette rentrée de septembre 2015, le Conseil d’administration de la FCSF souhaite envoyer un message à l’ensemble des administrateurs et des salariés des centres sociaux et des fédérations de notre réseau.

Cette prise de parole est motivée par la volonté de faire face à la peur et au découragement liés à un contexte national et mondial anxiogène, à des événements dont la complexité semble nous dépasser. C’est le cas en ce début d’année scolaire concernant l’arrivée d’un nombre important de réfugiés venus de pays en guerre. La cacophonie médiatique et politique sur ce sujet nous pousse à réaffirmer les valeurs qui nous animent.

En 2010, devant la campagne anti-Roms qui enflait, Pierre Garnier, alors président de la FCSF, signait l’appel « Non à la politique du pilori » émanant de plusieurs réseaux associatifs. Cette invitation à mettre en actes nos valeurs et celles de la République reste d’une grande actualité, bien que le contexte soit différent.

Et pour que l’émotion ne soit pas le moteur de notre expression, dans la continuité d’une ligne de conduite que la FCSF s’est donnée il y a déjà plusieurs années, nous sommes allés à la rencontre de centres sociaux et socioculturels confrontés depuis longtemps à la question de l’accueil de personnes arrivant de pays en guerre ou en difficulté économique. C’est ainsi que, forts de leur savoir-faire, nous adressons à l’ensemble de notre réseau quelques réflexions sur ce qui pourraient devenir des propositions d’actions concertées.

Accueillir, encore accueillir
C’est d’abord l’accueil qui vient à l’esprit. Pas seulement un sourire le jour de l’arrivée mais un accueil qui dure dans le temps, qui n’attend pas que les personnes viennent toquer à la porte, mais un « aller vers », une invitation à se rencontrer, à se côtoyer. Pour cela, le centre social peut compter sur sa capacité à recenser, à mobiliser, à développer les engagements individuels. Ce savoir-faire peut être une contribution primordiale pour réussir le pari que la France, au sein d’une Europe encore divisée sur ce sujet, fait en ouvrant ses portes. L’accueil permet la connaissance , la découverte de l’autre et l’enrichissement réciproque. Il a une autre finalité: celle de valoriser les capacités des personnes qui arrivent. Elles sont porteuses de compétences, d’histoire humaine, de qualités qui sont une chance pour nos territoires.

Développer les passerelles, proposer des coopérations
Ces situations dramatiques développent chez bon nombre d’habitants de nos territoires une générosité, une envie d’agir. Nous ne pouvons rester sans rien faire devant un si bel élan. Là encore, le savoir-faire des centres sociaux peut être mis à contribution pour articuler ces envies d’agir avec les associations, les institutions afin que cette énergie soit utilisée au mieux et durablement, que les citoyens de nos quartiers soient fiers de voir renaître l’espoir dans les yeux de ceux qui reviennent de si loin. Nous savons qu’il ne s’agit pas de réagir sous la pression du moment mais de s’investir dans la durée. Se rapprocher des CADA (Centres d’accueil des demandeurs d’asile) souvent portés par des associations, ou des équipes des mouvements engagés auprès des réfugiés (CIMADE, Secours Populaire, Secours Catholique, etc.) est nécessaire pour co-construire des réponses adaptées en fonction de nos différents territoires.

Informer, comprendre, débattre
Parce que nous savons que cet accueil interroge, inquiète, peut susciter du rejet, de la peur, mettons en œuvre notre savoir-faire en matière de débat. L’arrivée en Europe, et en France, de personnes seules et de familles fuyant les guerres et les persécutions n’est pas récente. L’accélération des arrivées et l’amplification médiatique de l’émotion liée à la publication de photos et, ont enfin permis une prise de conscience de cette réalité. Mais nous savons aussi que cette situation ne peut-être réfléchie seulement à l’intérieur des frontières de l’Hexagone. Nous constatons chaque jour que l’interdépendance est la règle des relations commerciales, économiques et sous-tend les questions de sécurité et de justice sociale. Ceux qui pensent que c’est en restant isolé que nous vivrons mieux se trompent. C’est l’audace de l’ouverture internationale, la prise en compte de la dimension mondiale de beaucoup de nos questions quotidiennes qui sont les voies d’avenir. En s’appuyant sur des associations depuis longtemps engagées dans un travail auprès de réfugiés, nous devons pouvoir apporter notre contribution à ces débats pour expliquer, informer, proposer d’autres façons de voir, de vivre ces événements.

Nous pourrions ensemble éditer un bel ouvrage porteur d’espoir. A l’instar des indignations que nous avions collecté ensemble en 2011, nous aimerions réunir des témoignages des migrants eux-mêmes et de ceux qui les ont accueillis. Nous pourrions ensemble témoigner qu’au-delà de la peur que ressentent certains de nos compatriotes, l’arrivée de ces personnes permet des rencontres, des gestes de solidarité, de partage et est source d’enrichissement pour les territoires à partir des capacités des arrivants.

Notre conviction est la suivante: il est possible d’agir sur notre avenir, dans le quotidien, ici et maintenant. Nous pensons en effet que, contrairement au sentiment d’impuissance ambiant, nous avons bel et bien prise sur le monde qui nous entoure, que nous pouvons agir ensemble, localement, sur ce qui nous tient à cœur.

Cette actualité fait irruption dans notre quotidien, vient bousculer nos priorités, nos préoccupations. Faisons de ces circonstances une opportunité pour renforcer notre métier de tisseur de liens et de passeur des différences. Affirmons notre capacité à ouvrir les débats, à être intelligents ensemble, à faire ce qui nous semble juste, là où nous sommes.

Comme l’écrivait l’anthropologue américaine Margaret Mead: « Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus conscients et engagés puisse changer le monde. C’est d’ailleurs toujours comme cela que ça s’est passé. »

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